Je suis désolée de ne pouvoir vous raconter dans le détails le départ de mes petits locataires. Les derniers partis, les Rougequeues à front blanc, ont failli vivre un terrible drame. Ils ne nous ont pas averti de leur départ et mon époux n'a pas pu prendre de photos. Ils ne doivent pas aimer les paparazzi !
Un juvénile a eu des difficultés de vol et a fini par chuter. Pour éviter qu'un prédateur ne vienne lui faire du mal, mon mari l'a remis dans le nichoir où il restait encore deux oisillons. Il a surveillé le "petit" avant de choisir cette solution. Le "péquelet" était souvent à terre et appelait sa maman... Etait-ce un rougequeue ou une autre espèce ?
On pense alors à l'histoire du "coucou" qui finit par être accepté par la mère adoptive... Lui pourtant ne le mérite pas, il a vidé tous les bébés du nid, les a privé de repas et a pris leur place. Comment une maman peut-elle se tromper à ce point vu que le coucou est bien plus gros que ses pit'chounes.
J'ai eu trois enfants, dont la dernière prématurée a dû être hospitalisée. A travers la vitre de la nursery, parmi tous les autres bébés, j'ai reconnu la mienne. J'avais peur d'un échange mais j'avais bien gravé dans ma mémoire, son petit visage d'ange. Comment une maman-oiseau peut-elle prendre un coucou pour son bébé ?
Ce n'est pas bien, on nous le répète assez souvent, de se mêler d'affaires qui ne nous concernent pas. Il faut laisser faire la nature mais quand elle est cruelle, on peut tolérer que l'humain apporte son aide ! Il a bien fait, les parents sont revenus aider leurs derniers rejetons à prendre leur envol et notre petit maladroit en a fait partie. Ouf, les voilà tous partis sains et saufs avec notre bénédiction !
Vous ne savez pas la dernière nouvelle ? la maman rougequeue tournait autour du nichoir "rouge", celui dont mon époux me reproche le choix des couleurs "flashy" qui auraient dû repousser les oiseaux... Ils ont aimé la décoration et sont revenus s'installer pour une seconde nichée.
Mon époux a recommencé à les photographier et compter les oeufs. Cette fois-ci, la maman en a pondu moins. Mon mari a constaté qu'elle "chantait" quand elle pondait un oeuf (comme la poule) ? Il a pu les compter et prendre les premiers nés. Nous ne savons pas si c'est le même couple mais en attendant, ils ont aimé ce nichoir rouge et sous l'auvent de la maison, si proche de nous. Les pit'chounes commencent à sortir de l'oeuf mais il reste encore le nourrissage par les parents (le papa participe autant que la maman). Il a intérêt parce que la "fête des pères" approche et il doit mériter son cadeau.
C'est malgré tout une belle histoire que la nature m'a permis de vous raconter. Je partage avec vous les dernières photographies de mon époux. Si j'en ai oublié (j'ai perdu le fil), je viendrai les ajouter...
Merci pour votre visite et vos commentaires !