Pour justifier ma déception, je dirai que c'est un investissement important pour si peu de "reconnaissance". Je n'ai même pas obtenu un simple "merci" pour les derniers cadeaux. En dehors du coût des matériaux, j'ai donné beaucoup de mon temps libre à ces réalisations, délaissant des activités plus enrichissantes et moins chronophages.
Je n'ai pas amorti le coût des feuilles d'encre infusible, flex thermocollants, mugs, mug-presse, easy-presse, sans compter les chutes de matériaux, etc. Je n'ai eu que le plaisir de les réaliser et de les offrir (un seul acheté). Il en est de même pour les t-shirts, sous-verres, trousses, etc.
J'ai rarement vendu mes bijoux (quelques uns sur un site créateur qui a mis les clés sous la porte depuis). J'ai donc arrêté d'en fabriquer et j'ai poursuivi, avec la même malchance, dans les autres activités. Il est normal que mes proches préfèrent les acheter à petit prix dans les boutiques et/ou les stands d'artisanat.
Quand vais-je tirer des leçons de mes échecs !
Cette fois-ci, j'ai craqué devant les savons à Cultura. J'ai donc acheté la pâte à savon, les deux moules, un colorant et un parfum lavande. Le prix de revient d'un seul savon coûte plus cher que sur un site spécialisé. Vais-je les offrir ? Oui, c'était le but mais dans mon entourage, on préfère aller voir ailleurs... Mdr !
Je passe mon temps à prendre des "claques" et je dois les mériter ou les aimer puisque je continue à ignorer les avertissements reçus.
En dehors du scrap, je vais devoir me soulager d'une charge mentale en me débarrassant de la majorité de mes fournitures et matériels. Je vais mettre en vente une partie de mes affaires en espérant avoir plus de succès auprès des acheteurs.
Je suis contente d'avoir limité la "casse" en n'écoutant pas ceux qui me conseillaient d'acheter des lots de mugs, t-shirts, etc. J'ai eu beaucoup de plaisir à recevoir, compliments et bises de certaines personnes qui ont reçu mes cadeaux.
Je vais vous raconter une petite anecdote qui vous fera sourire et vous rassurera sur ma générosité. J'ai de la peine quand je croise un "mendiant" sur mon chemin. Ainsi, je prépare toujours quelques pièces pour les leur donner. En sortant d'un grand magasin, j'ai vu un monsieur assis sur un banc. Il était vêtu pauvrement et je me suis approchée pour déposer des pièces dans son écuelle. J'ai regardé au sol, près de lui, pas d'écuelle. Une dame est arrivée et a pris le monsieur par le bras. J'ai réalisé que je n'avais pas affaire à un mendiant. J'ai évité de justesse un geste qui m'aurait valu des insultes ! On peut conclure avec le célèbre dicton "l'habit ne fait pas le moine".
J'ai pensé à la scène du film "Coup de sirocco" avec ma "petite cousine", Marthe Villalonga, qui recevait l'aumone d'une personne bien intentionnée alors qu'elle attendait un train ou un taxi. J'ai eu le même accent qu'elle pendant plusieurs années. J'étais sur la passerelle d'un bateau de survie, attendant que la foule haineuse nous laisse descendre. Nous aurions réagi comme elle, nous n'étions pas des mendiants ...
Merci pour votre visite et vos commentaires !